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Histoire de la presse

Histoire du journal Le Parisien



le Parisien, quotidien français d’information.

LE RÈGNE D’EMILIEN AMAURY

Le Parisien libéré est fondé à la Libération par Émilien Amaury, Claude Bellanger et M. Bloch-Mascar, tous trois membres d’un groupe de résistants appelé Organisation civile et militaire. Pour se lancer dans l’aventure, ils héritent des biens du Petit Parisien, le plus grand journal populaire d’avant-guerre (un million d’exemplaires en 1939), confisqué à ses propriétaires parce qu’il a continué de paraître officiellement sous l’autorité ennemie. Le premier numéro sort dans les kiosques le 22 août 1944.

Le Parisien libéré se veut un journal « populaire de qualité ». Sous l’impulsion d’Émilien Amaury, il prend les options stratégiques qui lui permettent d’atteindre les premiers rangs de la presse nationale et régionale. Entre 1960 et 1965, il s’enrichit d’éditions départementales dans l’Oise (Beauvais, Compiègne et Creil) et la région parisienne. Faisant également l’acquisition de l’Équipe, il développe dans les années soixante-dix des éditions dans la Somme et la Seine-Maritime, supprimées depuis lors.

La spectaculaire progression du Parisien libéré tient aussi à la capacité qu’a Émilien Amaury de mener des batailles techniques décisives : dès 1966, année où la maison d’édition Del Duca sort le premier tabloïd, Amaury réplique en créant un Parisien libéré en petit format, distribué dans un premier temps à Paris, les éditions de province gardant, elles, leur format initial.

En 1974, le journal veut moderniser son imprimerie ; débute alors un conflit homérique et violent avec les ouvriers du Livre-CGT, qui durera trois ans, conduira à la cessation de la publication pendant trois mois, ainsi qu’au déménagement provisoire du quotidien de la rue d’Enghien, à Saint-Ouen, ville où travaille toujours la rédaction du journal.

En 1977, la mort accidentelle d’Émilien Amaury des suites d’une chute de cheval accélère le règlement du conflit avec la CGT, mais ouvre également une période de conflits entre les héritiers du groupe. En 1984, Philippe Amaury prend la succession de son père.

LA BATAILLE DE LA MODERNITÉ

Philippe Amaury s’entoure de grands noms du journalisme, comme Albert du Roy ou Michèle Cotta. Il fait évoluer le journal en développant les pages départementales et locales dans les treize éditions du titre, qui se nomme, à partir du 25 janvier 1986, le Parisien. Le journal s’imprime en quadrichromie la même année. Il bloque son prix de vente pendant huit ans pour s’aligner sur celui du marché de la presse quotidienne régionale, alors que les prix de vente des titres à diffusion nationale augmentent fortement.

En 1994, Aujourd’hui, édition nationale du Parisien, est lancé. Le journal propose le tronc commun des informations nationales, contenu dans le Parisien, ainsi que des pages spécifiques : la une et la dernière page, les pages Jeux et Sports, les pages « en France » qui se font l’écho d’une actualité des régions hors Île-de-France. Il devient Aujourd’hui en France en 1997.

Le Parisien, diffusé exclusivement en Île-de-France et dans l’Oise, comprend dix éditions départementales. En 1997, il se vend, en moyenne, à 360 000 exemplaires par jour. En septembre 1999, une nouvelle formule est lancée, avec une présence renforcée de l'image et de l'Infographie, un changement de typographie, des titres courts, et surtout de la couleur dans les pages intérieures. Cette dernière innovation est censée offrir de meilleures perspectives d'accès au marché publicitaire. En octobre de la même année, le Parisien-Dimanche voit le jour. L'objectif du nouveau directeur général, Jacques Guérin, avec ces deux lancements, est le redressement des ventes pour parvenir d'ici 2004 à 400 000 exemplaires pour le Parisien en Île-de-France et à 200 000 pour l'édition nationale.

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